La Grande Muraille de Chine

Troisième jour en Chine, il est temps de passer aux choses sérieuses!

La Grande Muraille de Chine attend notre visite depuis quelques milliers d’années…il est temps de la contenter!

Plusieurs portions, en plus ou moins bon état, sont accessibles depuis Pekin.

Après de longues dissertations, nous avons opté pour le site de Mutianyu pour la simple raison que les cerisiers sont supposés être en fleur! (Je pense que vous aurez noté mon obsession cerisier)

À 7h01, nous affrontons la rigueur chinoise qui nous rappelle à l’ordre: l’heure c’est l’heure! Le téléphone de la chambre sonne en même temps qu’un réceptionniste frappe à la porte et que le manager de l’hotel appelle Tibo sur son portable, nous sommes en retard!

Du coup à 7h02, nous faisons la rencontre de Dragon (il porte bien son nom), notre chauffeur et son mini van.

A la sortie du parking souterrain, on découvre avec horreur que le nuage de pollution a empiré. Du coup, pas sur que la Grande Muraille soit très photographiable 😉!

Pour se remettre de cette déception environnementale, Moumou et Marie ont apporté un paquet de Milka Petit Lu tout droit venu de France! Car oui, l’Indonesie est un magnifique pays où tu trouves du pâté Henaff mais pas de Milka! Nul n’est parfait!

Il y a environ une heure de route pour atteindre Mutianyu. Ce qui laisse largement le temps au Dragon (= notre chauffeur) de draguer les caissières aux péages « eh t’as pas un 06? » Enfin plutôt un 010 en Chine…

La traversée de la campagne chinoise n’est pas terrible. Ca fait vraiment URSS, surtout avec le nuage de pollution, ambiance fin du monde.

Quand nous arrivons enfin au pied de la Muraille, Dragon nous sort un badge de sa poche et retrouve par la même occasion son anglais: je suis guide, je peux vous avoir un bon discount! Ayant épluché les blogs de voyage, on est au courant qu’il faut se méfier des arnaques en tout genre aux environs de la Muraille. Du coup, on envoie balader Dragon en mode tu vas pas nous la faire! Sauf qu’arrivés à la caisse, on se rend compte qu’il propose un prix vraiment intéressant. Retour penaud au van, on demande à Dragon d’aller nous acheter des places.

Il revient tout guilleret et on realise que même si le ticket reste moins cher que ce qu’on aurait payé sans sa carte de guide, il se fait un gros benef sur notre dos en nous revendant ses billets bien plus cher que ce qu’il les a acheté (vous avez suivi?). Crapule!

On remonte dans le van pour quelques centaines de mètres. Dragon nous fait passer une barrière sans prendre de tickets, juste en montrant sa carte de (faux?) guide et un clin d’oeil. Notez bien ce détail, il est important pour la suite!

Bref, on finit par se faire déposer à un parking d’où il faut encore un peu marcher.

Et je dois avouer que je ne suis pas au summum de ma forme, my body is not delicious reprendre l’expression consacrée indonésienne.

Une douleur lancinante se déclenche dans mon genou gauche à chaque pas et honnêtement ça fait très mal! Du coup je gobe tout ce que je peux: anti douleur, décontracturant, 1 litre d’alcool de riz (non je rigole, ce n’est pas le genre de la maison!) Et hauts les coeurs!

Oui, je suis très équipée en médicaments pour une rando…c’est parce que mon corps est bon pour la casse mais je n’ai pas encore trouvé la pièce de rechange!

Heureusement, la Muraille de Chine est au top de la modernité! Celle-ci surplombe la montagne à plusieurs centaines de mètres de haut. Du coup pour y accéder, la montée se fait…en télésiège et la descente…en luge (ou en télésiège) ce qui réjouie beaucoup les garçons!

Et quand on voit le dénivelé sous nos pieds, on est pas mécontents de ne pas faire la montée à pied!

A l’arrivée du télésiège, la lanière de mon sac à dos se coince dans le siège…on a frôlé le drame, j’ai bien failli redescendre aussi sec sans avoir pu jeter un oeil à la Muraille! 😅

Bref, elle est là, sous mes yeux, la muraille tant fantasmée! C’est parti pour 6259,6 km de marche clopin clopant!

L’atmosphère est assez surprenante car d’une part, la végétation n’a pas encore redémarrée après l’hiver et le nuage de pollution occulte complètement le ciel bleu.

Malgré tout, il n’y a pas à débattre, le lieu est impressionnant.

Nous sommes assez supris de constater qu’il y a assez peu de touristes sur cette portion plutôt bien conservée

Pour décrire la Muraille, je résumerais ça en une succession de marches de 5 cm (celles qui cassent les pattes et flinguent le genoux) ponctués de pavillons.

Du coup on se dit que finalement 3km de marche sur les 6259,6 devraient amplement suffire.

Je finis dans un état où je fantasme de marcher sur les mains pour ne plus utiliser mes genoux!

Au final, nous serons restés plus de 4h sur la Muraille mais on aurait pu y passer beaucoup plus de temps. Il est possible de faire du camping sauvage et de randonner plusieurs jours, ça doit être une super experience (pour la prochaine fois)

Il est temps pour les garçons d’experimenter la descente en luge et pour les filles de redescendre en télésiège.

Nous retrouvons Dragon avec qui nous négocions une pause déjeuner au Burger King situé dans l’enceinte du télésiège.

Il accepte à condition qu’on lui rapporte le ticket de caisse…bizarre.

Le Burger King Chinois, ce n’est pas une très bonne idée gustativement parlant.

Du coup, nous retrouvons rapidement Dragon pour notre prochain stop: les tombeaux Mings.

Sauf que c’est la soupe à la grimace chinoise! Dragon nous explique qu’il veut rentrer car nous avons passé trop de temps sur la Grande Muraille.

C’est un Mourad admirable qui nous gère le feu du dragon.

Nous avons réservé la voiture avec l’hotel en nous assurant que c’était sans limite de temps pour visiter la Muraille de Chine et les tombeaux Mings.

Du coup on est pas d’accord que Dragon sorte de ses gongs sans nous avoir au préalable prévenu de ne pas trainer sur la Muraille.

Pour rajouter une couche, nous arrivons à la fameuse barrière de sortie où Dragon ressort son clin d’oeil et sa carte de guide. Saut que cette fois ça ne marche pas, on le fait s’arrêter sur le côté.

Des chinois qui s’engueulent, ca fait beaucoup de bruit. Sans comprendre, on devine que quelques insultes du dictionnaire chinois doivent y passer!

Au final, c’est Dragon qui perd et nous sommes obligés de faire demi tour pour aller rechercher un ticket nous permettant de sortir.

Il est donc d’une humeur massacrante et le trajet jusqu’au tombeau Ming est ponctué d’appels assez violents, probablement les gens de l’hotel qui passent un mauvais quart d’heure.

La route de montagne pour les tombeaux Ming est mystique…vegetation morte et cerisier en fleur par centaines, le tout entouré d’un nuage de pollution. Bizarre!

Tout le monde en profite pour faire une petite sieste sauf moi, il fallait bien que quelqu’un se dévoue pour prendre les photos!

Quand nous arrivons aux tombeaux Mings, Dragon nous prévient sèchement, pas plus de 30mn. On hésite à lui dire dire d’aller se faire voir mais en même temps, on a pas très envie de se retrouver abandonné sur le parking.

Du coup, on visite au pas de course. De toute façon, la pollution et le soleil tombant ne rende pas l’endroit exceptionnel.

De retour à la voiture, Dragon change de ton, il nous propose de prolonger la balade mais nous refusons poliement car nous en avons plein les pattes.

Il a probablement négocié avec l’hotel de se faire payer ses heures supp car il cherche à prolonger le trajet en nous amenant dans un bar.

On refuse fermement et s’en est fini du ton jovial. Il se renfrogne et demande à Mourad de remettre ses chaussures, en lui faisant signe qu’il pue des pieds 😂.

Arrivés à l’hôtel, Dragon retrouve une fois encore son anglais: « tiiips? » On rit doucement avant de lui claquer la porte au nez!

Ensuite direction le salon de massage pour tout le monde sauf mon genou gauche qui a décidé qu’un peu de repos ne lui ferait pas de mal.

On se retrouve tous pour diner et goûter à LA spécialité pékinoise: le canard laqué.

Le canard est laqué et rôti pendant plusieurs heures avant d’être coupé en lamelles.

C’était un des plats préféré de la dynastie des Empereurs Ming, en particulier de l’impératrice Cixi.

La peau du canard laqué est coupée, généralement devant le client par un cuisinier et présentée dans un plat, en fine lamelles constitué de la peau laquée, croustillante et d’un peu de graisse et de chair.

Ces morceaux sont placés par le client sur de fines galettes avec un tronçon d’oignon vert et de concombre trempé dans de la sauce épaisse à base de farine de blé fermentée. La galette peut alors être roulée puis dégustée.

Source: Wikipédia

Le burritos chinois en résumé! Deuxième coup de coeur culinaire.

Après ce festin, les garçons décident d’explorer les dessous de la Night Pékinoise mais ce qui se passe à Pekin…reste à Pékin! 😉

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