Sumbawa, faire le canard sur un longboard en goofy foot.

Ça y est, la grande valse des jours fériés 2018 est lancée.

Pour lancer la saison des weekends prolongés, cap sur Sumbawa et plus precisément sur la West coast.

Bienvenue au paradis des surfeurs blonds, bronzés et musclés, plage de rêve et vagues infinies.

Sumbawa, c’est la grande île entre Lombok et le parc national des Komodo. Nous avons eu l’occasion de la traverser lors de notre voyage de 2015 mais de nuit et sans s’y arrêter.

Il n’y a pas d’aéroport sur la côte ouest. Du coup pour s’y rendre, c’est un long trajet qui nous attend.

Vendredi matin, réveil matinal, Tibo malade et avion en retard comme toujours.

Nous volons d’abord jusqu’à Lombok où nous récupérons le scooter réservé par Tibo.

Depuis quelques mois, Tibo a développé une vraie expertise dans la location de scooters en Indonésie…Après « 100 salons de massages sans MST en Asie », bientôt en librairie: « Louer son scooter en Indonésie et faire la niaque aux taxis »

Le survol de Lombok est magnifique depuis le hublot de l’avion, nous passons au dessus des plages de Kuta, Tanjung Aan et Ekas.

Une fois notre scooter récupéré (et notre loueur en panique quand on lui a expliqué qu’on se rendait à Sumbawa), nous partons vers Labuan Lombok pour prendre le ferry qui relie Lombok à Sumbawa.

C’est une course contre la montre car on voudrait bien arriver avant la nuit dans notre guesthouse.

Une grosse heure et une averse de pluie plus tard, nous arrivons à l’embarcadère situé au pied du Rinjani. Timing parfait, le ferry est sur le départ. Délestés de 50000 roupies, nous montons à bord de notre navire.

Au milieu de la traversée, le temps se gâte franchement. De gros nuages noirs arrivent à vitesse grand V.

Ca ne loupe pas, la pluie se met à tomber à torrent. Moment de doute, il nous reste encore une grosse heure de scooter mais la nuit approche à grand pas.

Le ferry accoste et c’est toujours la douche mais on a pas le temps d’attendre. Alors tant pis pour la bronchite de Tibo! Vêtus de notre cape de pluie et nos affaires protégées dans notre sac étanche, c’est parti pour 40 km.

L’expression « trempés jusqu’aux os » prend tout son sens. Les capes de pluie ne suffisent pas à parer le déluge qui s’abat sur nous. Certaines parties de la route sont inondées mais heureusement la route est bonne!

Et puis soudain, qeulques kilomètres avant d’arriver, la pluie laisse la place au soleil. Le temps de sécher et de voir un coucher de soleil de toute beauté.

Nous arrivons au resort à la nuit tombée, avec une dernière petite épreuve de conduite pour Tibo (moi j’ai terminé à pied).

On est arrivé juste avant la nuit noire!

L’accueil est un peu mitigé, on n’est visiblement pas attendu. Le propriétaire français nous avait prévenu que ça risquait d’être calme car c’est la saison des pluies.

Le propriétaire est absent, le manager également. Du coup pas grand monde aux commandes. Notre chambre est ok mais la salle de bain est vraiment sale, couverte de feuilles et de bestioles. Vu la quantité, ca ne date pas d’hier.

Pas question de se laisser abattre, un bon repas devrait nous remettre d’aplomb.

Sauf que le cuisto nous annonce qu’il n’a aucun stock. Solution de replis: le sachet d’Indomie que j’exècre par dessus tout. Probablement lié à une overdose passée, l’odeur de glutamate suffit à me soulever le coeur. Je touche à peine à mon assiette.

Dommage car le resort nous facturera 45000 roupies pour ce mie goreng! (Le sachet en vaut à peine 5000).

Du coup, on décide que ça suffit pour ce vendredi, il est temps de se coucher!

Hmm…c’était sans compter les grosses guêpes/frelons qui avaient décidé de passer la nuit avec nous!

Réaction mesurée de ma part : ON CHANGEEEE DE CHAMBRE!!

Heureusement qu’il y a un brave dans notre couple qui les a tué une par une à coup de spray antimoustique et chaussure.

Après cette petite mésaventure, on peut enfin se coucher!

Après une nuit tranquille, la journée démarre sous de meilleurs hospices. Tibo est toujours HS mais il fait beau et on a une superbe vue sur le Rinjani.

Pour le petit dej, pas le choix. C’est oeufs brouillés ou rien, même pas l’ombre d’une banana! Bon, visiblement, ça va pas être la fête pour nos estomacs ce weekend! Du coup on décide de reprendre le scooter pour aller explorer les quelques plages au Sud et trouver un meilleur endroit pour déjeuner.

Supersuck

Notre premier stop nous mène à Supersuck. Il paraît qu’il s’agit d’un sport de surf « world-class ». Nous, en complets néophytes, on remarque surtout la couleur de l’eau et la longue plage de sable blanc.

On fait le tour des quelques guesthouses environnantes pour essayer de trouver un endroit où manger mais on trouve porte close! C’est la saison des pluies, alors tout tourne au ralenti.

Du coup, nous mettons le cap sur Maluk, la ville la plus proche.

Maluk

A la recherche d’un endroit pour manger, nous décidons d’aller visiter le bord de plage dans l’espoir d’y dégoter un bon poisson grillé.

Un panneau « Ikan Bakar » nous confirme que nous sommes au bon endroit!

Rantung beach

Le ventre remplis, nous remontons sur notre scooter en direction de Rantung.

La plage est magnifique mais recouverte de déchets.

D’ailleurs d’une manière générale, la côte ouest de Sumbawa est malheureusement assez polluée. Les déchetteries sauvages poussent régulièrement au bord de la route pour le plus grand bonheur des vaches et chèvres qui grignottent tranquillement sac plastiques et couches usagées.

Un rideau de pluie arrive sur nous du coup, on décide d’écourter la promenade et de rentrer au resort.

Nous manquerons la 2ème plus grande mine à ciel ouvert d’Indonésie où sont extraits or et cuivre. Nous manquerons également la plage de Tropical, une des plus belles du coin, paraît-il!

On échappera pas à une grosse averse sur le retour. La fin d’après-midi se terminera par une petite sieste au son de la pluie.

A notre réveil, tout comme la veille, la pluie laisse place à un superbe coucher de soleil. Trois vaches sont venues profiter du spectacle avec nous!

Pour ce soir, nous avons commandé un poisson frais. Pour patienter, nous nous lançons dans un scrabble endiablé, le premier depuis au moins 15 ans. Of course j’ai gagné 😄

Après une bonne nuit de sommeil, on se réveille sous le soleil. On a encore le droit à un petit dej vraiment limite.

Quand vient le moment de l’addition…on manque de s’étrangler: 10000 roupies pour un simple verre d’eau (on ne parle même pas d’une bouteille d’eau), c’est une fortune tout comme le thé à 25000 roupies. Ne parlons même pas des erreurs d’addition, bref notre séjour au Scar Reef ne nous laissera pas un souvenir impérissable…

Et vue d’en haut ça donne quoi? Et bien c’est très joli même si Ogitu a un peu forcé sur les couleurs!

Nous profitons une dernière fois de l’eau cristalline et de la vue sur le Rinjani.

Les surfeurs du dimanche sont de sortie!

En fin de matinée, nous quittons le Scar Reef pour retourner tranquillement vers Labuan Poto Tano.

Nous empruntons une jolie route qui traverse les terres. La saison des pluies a fait son effet, nous traversons un paysage très verdoyant.

Nous arrivons au Whales & Waves, un hôtel remarquable pour son architechture retro. Placé en bord de mer, le lieu semble sorti de nul part, c’est un peu étrange.

Par contre le restaurant est top et nous offre le seul moment culinaire réconfortant du weekend 😅

La plage de Kertasari, qui borde le Whale and waves est magnifique. De nombreuses familles indonésiennes profitent du dimanche pour s’y baigner tout habillé. Du coup c’est un petit plus difficile de s’y baigner en bikini mais ça reste vraiment très beau.

Il est déjà temps pour nous de quitter ce bel endroit pour filer au ferry. Nous empruntons la nouvelle route côtière qui longent de très belles plages sauvages.

D’ailleurs, on a enfin trouver le terrain où construire notre maison!

Nous arrivons vers 14h à l’embarcadère du ferry. Il est déjà temps de quitter Sumbawa. La côte ouest est définitivement un petit joyau qui mérite d’être exploré.

Cette fois, pas de pluie mais une belle lumière sur les pentes du Rinjani.

La dernière partie du trajet, de Labuan Lombok est assez pénible à cause du traffic. C’est tous couverts de poussière que nous arrivons à notre hôtel.

La nuit sera courte car nous nous levons à 3h45 le lendemain matin pour prendre le premier vol pour Jakarta et aller directement travailler.

L’occasion de survoler de bon matin le Rinjani et les Gilis.

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