Haut les mains, peau d’lapin, Jon Snow en maillot de bain!

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Avec deux mois de retard…

Avant de rentrer dans le vif du sujet (c’est à dire débattre du choix de maillot de bain de Jon), revenons en à notre évasion d’Udawalawe!

Kahandamodara Beach

Comme je l’ai expliqué dans le dernier article, nous avons lancé une opération « sauvetage du réveillon » après avoir constaté que notre guesthouse d’Udalawale était triste à mourir.

Du coup direction une plage au nom imprononçable, Kahandamodara beach. Cette plage n’était absolument pas prévue à notre programme mais c’était le seul hôtel sympa encore disponible pour le réveillon!

Pour nous y rendre, nous décidons de tester pour la première fois le bus!

Musique à fond, déco chargée et collé-serré avec les passagers jusqu’à Embilipitiya puis Ranna.

Après ça, on enchaîne avec 30 mn de tuk tuk et nous voila au bord de l’océan Indien. L’hotel est sympa, neuf, au bord de la mer et organise un barbecue de Nouvel An. On va être bien!

L’ocean indien est impressionnant de puissance. Impossible de s’y baigner sans danger. Pour cette dernière journée de l’année, pas question de prendre de risque de se noyer, on se contentera de la piscine!

On se balade le long de la plage, il parait qu’il n’est pas rare de croiser des tortues venues pondre à la nuit tombée.

Nous arrivons devant une lagune où l’eau appelle à la baignade. Quelques touristes devant nous semblent avoir eu la même idée mais se font vivement interpeller par les locaux…la lagune est pleine de crocos!

Bon, on va se contenter des cocktails au bord de la piscine!

L’après-midi passe tranquillement au rythme des vagues.

Le temps d’enfiler nos habits de lumière et nous sommes prêts à célébrer la fin d’année en tongues!

Au menu ce soir, soupe à l’oignon poisson grillé, spaghetti bolognaise et verre de vin. On a connu plus glamour pour un réveillon mais ça fait l’affaire.

Ambiance ralentie et musique assourdissante de mauvais goût mais c’est toujours mieux que si on était resté à Udawalawe!

L’envie de dormir nous gagne peu à peu mais nous résistons jusqu’à minuit. Les feux d’artifices illuminent le ciel Sri Lankais, ça y est nous sommes en 2018. Drôle de sensation de fêter ça ici. La case « fêter Noël et le nouvel an sous les tropiques » est cochée mais ne nous laisse pas totalement convaincus!

Le lendemain matin, après la meilleure nuit du séjour (et de l’année 2018 😄), un super petit déjeuner nous attend.

Le temps de profiter une derniere fois de la piscine et nous sommes prêts à partir vers notre nouvelle destination: Tangalle.

Un tuk tuk nous récupère à l’hôtel et nous dépose à la station de bus. Une petite heure de bus plus tard, nous remontons dans un second tuk tuk en direction de la plage de Tangalle.

Tangalle Beach

Tangalle, c’est notre coup de coeur de la côte Sri Lankaise.

La première raison c’est que par le plus grand hasard, on se retrouve dans un super endroit pour dormir! Ça s’appelle Dream Bungalow et c’est tenu par une allemande super sympa, installée depuis plus de 10 ans.

Le bungalow est immense et plein de charme, un petit paradis les pieds dans l’eau.

Notre hôte nous met encore une fois en garde contre les courants dangereux. Mieux vaut éviter de se baigner dans le coin.

C’est aussi à cet endroit que le tsunami de 2004 se rappelle à nos mémoires. Les côtes Sri Lankaises avaient été dévastées par le tsunami dévastateur venant des côtes indonésiennes. Ici, les bâtiments sont en général peu élevés et le paysage est d’un plat à perte de vue. Pas étonnant que les deux vagues meurtrières aient tout détruits sur leur chemin.

La plage de Tangalle est en tout cas un petit paradis par encore dévasté par le béton. Le gouvernement local impose des constructions peu imposantes et bien intégrées dans l’environnement. Des petits restaurants bordent cette plage où tout est propice à la détente. Le seul point négatif, c’est le prix du poisson grillé qui est hors de prix (ou alors on a pris de mauvaises habitudes en indonesie?)

Après une nuit bercée par le bruit des vagues, nous suivons les conseils de notre hôte et louons un scooter pour la journée.

Notre premier arrêt est la plage « secrète » de Hiriketiya.

Et comme toute plage dont le nom commence par « secret », elle n’a plus grand chose de secret. Il y a beaucoup de touristes mais l’avantage c’est que l’ambiance est bonne enfant et qu’on peut se baigner puisqu’il s’agit d’une anse protégée des courants.

On se prend des transats à l’ombre car le soleil est vraiment fort.

Et puis comme d’habitude, nos estomacs crient famine assez rapidement alors on déménage au petit resto de poisson du coin.

Le regard dans le vide, vaguant de droite à gauche autour de moi, je reçois un signal de mon cerceau: « tête connue détectée »! Ça fait tilte! Wowwwww ya Jon Snow en maillot à 5 mètres de moi 🤤🤤🤤

Heureusement mon cerveau m’ordonne un double check avant que je sombre dans une phase d’euphorie hystérique . C’est dans ces moments qu’être lectrice de cette poubelle de magasine Public se révèle utile!

Je sais donc grâce à mes lectures sérieuses que Jon Snow s’est accoquiné avec Ingrid la sauvageonne rousse dans la vraie vie aussi.

Bien joué mon cerveau! Elle et sa chevelure rousse sont assises juste en face de Jon.

Psssssttttt Tiboooooo?

Quoi?

Ya ya ya …ya Jon Snowwwww *hysterie*

Hein?

Mais siiiiii regarde à droite ….

Oooo t’as raison, c’est Jon Snow!

Attends j’envoie un whatsapp a Mathilde….Mathiiiiilde,tu vas jamais me croire, ya Jon Snow au resto avec nous!!!

Non je te crois pas, je te croirai si tu fais un selfie avec lui!

Je n’ai pas réussi à prendre un selfie avec lui mais j’ai fait bien mieux: Jon Snow en maillot sur sa planche de surf!

Pour la photo originale, merci de me contacter en PM – cash ou transfert bancaire sur mon compte aux Caïmans

Bref, on a déjeuné avec (presque) Jon Snow.

Toutes mes excuses aux personnes qui ne connaissent pas Jon Snow et n’ont pas pipé mot de ce que je raconte (en même temps, si tu connais pas Jon Snow, t’as un peu loupé ta vie quand même!😋)

Encore toute émoustillée de cette rencontre, c’est le coeur déchiré que je laisse Jon dans les bras d’Ingrid car c’est pas le tout mais on a un temple à visiter!

Nous prenons la route en direction du Mulgirigala Raja Maha Viharaya. Ce temple bouddhiste n’est pas particulièrement impressionnant mais la vue est à couper le souffle! À noter la coiffure des singes du coin. On est pas loin de la coupe au bol de mon frère dans ses jeunes années!

Notre dernière nuit à Tangalle est pour le moins humide. On découvre avec joie, en plein milieu de la nuit, que notre joli toit en feuille de palmier prend l’eau, en particulier au dessus de notre lit.

Heureusement, l’averse est passagère!

Mirissa, poubelle à ciel ouvert et chasse à la baleine

Le lendemain de cette nuit pluvieuse, nous quittons à regrets notre coin de paradis pour Mirissa.

Le bus nous dépose dans la rue principale et la première chose que l’on remarque c’est l’odeur de décheterie qui y règne. Ça pue et c’est sale.

Tangalle a été un coup de coeur, Mirissa sera une erreur de parcours.

Impossible d’apercevoir la plage, cachée par les constructions bétonnées.

C’est également la galère pour trouver notre guesthouse. La position sur booking et google est completement fausse. Contrairement à ce qui était promis, nous nous retrouvons en dehors du centre, ce qui nous laisse un peu l’impression de s’être faits avoir!

Nous passons l’après-midi à explorer les environs sans être vraiment charmés par les environs. On manque même de finir assommés par une grosse noix de coco…c’est pourtant pas faute de savoir que rester bronzer sous un palmier peut être dangeureux 😄😅

Le soir, on finit dans un de ces resto blindés de touristes. Notre diner est interrompu par une triste scène. Une tortue, probablement revenue sur sa plage de naissance pour pondre, se retrouve perdue au milieu des tables du restaurant. Les gens se ruent à 30 cm du pauvre animal pour le prendre en photo. Heureusement, le staff du restaurant fait reculer tout le monde en demandant d’éteindre les flashs et de laisser passer la tortue.

Elle retourne à la mer, probalement perdue de ne pas avoir retrouver la plage déserte de sa naissance.

Le lendemain matin, le réveil est matinal. Debout à 5h pour une excurtion en bateau. Le Sri Lanka est en effet un des meilleurs spots pour observer les baleines bleues.

Un peu échaudés par notre expérience en Nouvelle Zélande, on a longuement hésités avant de se décider.

En arrivant au port d’embarquement, c’est deja l’horreur…une vingtaine de bateaux se remplit de touristes de tous poils (enfin surtout des russes mal éduqués).

Avant de partir, le staff du bateau distribue des anti mal de mer. On passe notre tour car on sait que ces medicaments font dormir!

Par contre j’avale d’emblée un vogalène et c’est la meilleure décision de la journée.

C’est parti pour 4 heures de mer!

Au bout d’une heure sur une mer bien agitée, les premiers vomis se font entendre. Ca secoue bien et ce n’est que le début.

Soudain le staff s’agite, le bateau accélère. De loin, nous apercevons des ailerons noirs et très pointus. La chance est avec nous, ce sont deux orques en chasse, c’est très rare d’en apercevoir. C’est un rêve pour moi de voir des orques. Ces animaux sont magnifiques, malheureusement les autres bateaux arrivent rapidement. La magie disparaît…

Le staff nous explique que les orques chassent les baleines et que du coup, la probabilité de voir des baleines bleues est faibles.

Pour augmenter nos chances, il faut aller plus loin. La moitié du bateau vomit, l’autre dort et moi je commence à me sentir mal. Une heure et demie plus tard, le bateau accélère.

Une baleine bleue est en vue! Tout comme en Nouvelle Zelande, il faut être alerte car la baleine ne reste à la sueface que quelques secondes avant de replonger pour une quinzaine de minutes. Le staff de notre bateau est sympa et nous laisse observer 3 cycles de plongée/retour à la surface mais le gens sont tellement malades qu’ils ont surtout hate de rentrer. C’est pas plus mal que l’on rentre car la pauvre bête se retrouve entourée de bateaux.

En résumé, si c’était à refaire…on ne le referait pas! D’ailleurs on ne s’arreterait même pas à Mirissa.

Le temps de recaller notre estomac et nous montons déjà dans le bus pour notre dernière étape du Sri Lanka: Galle.

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