La péninsule d’Ekas

le

[Avec 2 semaines de retard] 

Pour notre avant-dernier weekend prolongé, cap sur la péninsule Sud-est de Lombok: Ekas.

Notre vol est au départ de l’aéroport secondaire de Jakarta: Halim. Cet aéroport, plus petit que Soekharno-Hatta est sensé être plus fiable en terme d’horaire.

Cependant c’est aussi cet aéroport qui avait été fermé au dernier moment pendant près de 6h lors de notre weekend à Solo il y a 2 semaines….

Et visiblement, ils ont décidé de nous refaire le coup! En arrivant à notre terminal, tous les vols semblent retardés, le notre y compris. Chaque centimètre carré du terminal est bondé. Pour rendre le moment encore plus agréable,  la clim semble avoir décidé de tomber en panne.

On file donc au comptoir de la compagnie dans l’espoir d’avoir une bribe d’information sur l’origine de ce capharnaeum…peine perdue, on nous informe seulement que notre avion est en route et qu’il aura 20 à 40 mn de retard.
40 mn plus tard, retour au comptoir, même topo: l’avion  arrive d’ici 40mn…mouai…la pression monte, les gens commencent à s’énerver et le stoïcisme des hotesses finit d’agacer tout le monde. Ellee se font hurler dessus mais aucune réaction. La seule explication donnée est le mauvais temps…mais comme il fait parfaitement beau sur Jakarta on a du mal à y croire. Ca sent donc la fausse excuse pour cacher la vraie raison.

Après investigation au près d’un enfant de 10 ans les doigts greffés à la tablette, nous apprenons que nous devons cette galère à Mr Trump et ses petits copains. Son vice-présidents a decidé de faire un crochet en Indonésie sur le chemin retour de la Corée du Sud. Et le Vice président a décidé de rentrer chez lui pile au moment de notre départ. Halim étant avant tout un aéroport militaire, ils ont donc purement et simplement stoppé les vols civils le temps que Monsieur l’américain redécolle vers chez lui.

Les avions sont en stand by au dessus de l’aeroport. Certains sont déroutés sur un autre aeroport pour aller refaire un plein de fuel. D’autres sont carrément annulés. Bref un beau bazar à Halim! Encore une fois, la compagnie ne donne aucune explication ce qui rend les gens fous de rage. 

C’est finalement l’occasion de croiser Mathilde qui arrive tout droit de Surabaya et repart pour Sumatra. Le temps de papoter du programme du weekend et notre avion est enfin là, plus de 3h de retard au compteur.

Après un vol sans encombre, nous sommes le dernier avion à arriver à Lombok. Les lumières de l’aéroport sont deja toutes éteintes. Finalement quelqu’un finit par avoir pitié des pauvres passagers désorientés que nous sommes et nous rallume la lumière…merci bien😁!

Nous grimpons dans la première voiture disponible car il nous reste encore 1h de route pour rejoindre Ekas et on ne sait pas trop à quel genre de route on va avoir à faire…

Dès les premiers mètres on commence à douter de notre idée de prendre la route aussi tard car un mélange mi purée de pois mi sauna rend la route complètement invisible. Ajoutez à cela la réflexion du chauffeur qui nous dit que c’est pas une très bonne idée  d’aller à Ekas de nuit…mais finalement nous finissons par arriver à bon port à notre hôtel, le Ekas Break. 

Cet hotel est une petite célébrité dans le coin car il est la seule alternative entre les homestay un peu rudimentaires et l’hotel de luxe.

Il est tenu par 4 copains d’enfance français qui ont réussi à négocier le terrain pour y installer leurs bungalows et le résultat est plutôt chouette.

En arrivant, nous rencontrons Heru, le manager de l’hotel qui est resté réveillé pour nous accueillir. On apprécie l’attention d’autant plus qu’on partait avec de mauvais à priori sur la personne.  

Lors de notre reservation, nous l’avions contacté pour connaitre les prix de transport en voiture et de location de scooters. Sa réponse nous avait mis en colère car il nous a carrément pris pour des américains en nous annonçant des prix en dollars et complètement exhorbitants. 

C’est le coté un peu fatiguant du pays auquel on est parfois confronté. Vivants dans le pays on aimerait ne pas toujours être pris pour des touristes-pompe-à-frique. Heureusement, en général après quelques mots d’Indonésiens , les gens finissent par comprendre que nous ne sommes pas des touristes normaux…

Le temps de papoter avec Heru autour d’une bintang et il est deja 3h du matin! 

Le lendemain matin, après une bonne nuit, nous découvrons avec plaisirque l’endroit où nous sommes est un petit paradis.

Le temps de récuperer un scooter et nous voila partis explorer les environs. 

Heru nous a prévenu, ici scooter rime avec vol! Des jeunes mal attentionnés se feront un plaisir de subtiliser tout scooter laissé sans surveillance! Malheureusement cette arnaque est très courante à Lombok. Des petites mafias locales n’auront aucun scrupule à vous revendre votre propre scooter volé pour vous eviter des problemes avec votre loueur. Le rachat se négocie à 5-6 millions de roupies soit environ 400 euros. De quoi gacher le weekend, hati hati donc!

Notre première étape est Pink Beach. Si la première partie de la route se revèle excellente, l’autre moitié l’est beaucoup moins. Nous traversons des villages aux routes défoncées par les camions transportants les récoltes de maïs. La spécialité de cette région est la culture du maïs. Des montagnes d’épis trônent devant les maisons, les villageois sont à l’oeuvre pour trier, égrainer, empaqueter le maïs.

Finalement après plus d’une heure de moto, nous arrivons à la fameuse Pink Beach, envahie de bateaux de touristes.

C’est un peu décevant à première vue car la plage n’est pas super belle et surtout elle ne semble vraiment rose au premier abord!

En zoomant un peu sur le sable, on peut en effet voir des particules de corail rose mais ca reste quand même pas très visible.

C’est l’heure du déjeuner, l’occasion de se régaler d’un poisson grillé…à condition de ne pas être pressé. Une noix de coco et 2h plus tard, notre poisson arrive. Comme toujours c’est un délice! Avant de partir, nous profitons de monter au point de vue sur Pink Beach.

Le ventre bien replis mais en retard sur notre planning, nous repartons vers le prochain stop: le phare de Tanjung Ringgit avec sa vue sur les falaises et l’île de Sumbawa.

Sumbawa

La vue est belle mais le soleil descendant nous fait écourter la balade. Nous loupons probablement le plus intéressant: un ancien fort militaire.
Nous avons bien fait de ne pas trainer au phare car nous finissons par crever au milieu de nul part. La chambre air est déchirée en deux! Notre bon karma est avec nous puisque 2 voitures nous suivaient et s’arrêtent à notre hauteur.

La première part en reconnaissance tandis que je monte dans la 2ème et Tibo suit lentement avec le scooter. Mes covoitureurs sont d’une gentillesse épatante, attentifs à mes moindres faits et gestes. 

Quelques centaines de mètres plus loin, la première voiture est arrêtée sur le bas côté et nous fait signe de nous arrêter. Il y a en effet un réparateur de moto sur le coté, nous sommes sauvés! Mais covoitureurs prennent soin d’attendre Tibo avec moi pour ne pas me laisser seule sur le bord de la route. Quelques minutes plus tard, Tibo arrive en zigzaguant.

En démontant la roue, on s’aperçoit que la chambre à air est irréparable car déchirée en 2.

Malheureusement, notre réparateur n’a pas de chambre à air de rechange…la situation se corse! Mais comme à chaque fois, tout problème a une solution. Notre réparateur missionne un jeune indonésien pour aller nous chercher une chambre à air toute neuve. 40 minutes plus tard, le voila de retour avec une chambre à air toute neuve. 5 minutes de plus pour l’installer et nous revoila sur la route.

La nuit tombe et notre scooter n’a pas de phare, la route devient un peu aventureuse.

On arrive finalement à la guesthouse complètement HS. A peine le pied posé par terre, on se fait sauter dessus par le staff de l’hotel qui cherche par tous les moyens à nous vendre des activités pour le lendemain.

On se laisse presque tenter par la sortie snorkeling sauf que le prix annoncé est de 100$ les 3h de bateaux! Du coup tant pis pour eux, on se débrouillera sans eux.

Le lendemain matin, on se réveille en sursaut et il est déjà presque 10h30. 

On décide d’y aller tranquille pour le programme de la journée.

Nous partons d’abord en direction de la plage d’Ekas dans l’espoir d’y glaner un bon poisson grillé.

En arrivant au village de pécheurs, nous tombons sur Jamil, un habitant d’Ekas.

Il nous propose gentillement de déjeuner chez lui. Au menu, homard et poisson grillé à condition que l’on soit prêt à patienter le temps qu’il prenne le bateau pout rejoindre les fermes de homard flottantes. Le deal est conclu, nous laissons le scooter chez lui et partons profiter de la plage le temps de la préparation.

Face à nous, la mer est couverte de fermes à homards mais quelques mètres plus loin, c’est une plage complètement déserte qui nous attend.

Le temps d’une baignade très agréable et c’est déjà l’heure de manger! 

Après ce délicieux déjeuner, nous poursuivons la balade jusqu’à la plage de Kura-Kura. La route se transforme rapidement en pistes mais le décor est fantastique. 

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