Les orangs outan de Borneo

Hello la compagnie, un nouvel article pour vous raconter notre weekend à Bornéo.
Un de nos grands regrets lors de notre périple de l’année dernière avait été  le manque de temps et d’argent pour visiter Borneo…

Mahomet le Prophète ayant calé sa fête d’anniversaire ce lundi 12 septembre…nous avons donc sauté sur l’occasion de ce weekend prolongé pour nous rendre à Kalimantan (partie indonesienne de Borneo) .

Kalimantan est connue pour être un des 2 seuls habitats naturel des orangs outan avec Sumatra.

Nous avions deja rencontré ces géants roux à Sumatra, nous voici donc en route pour Kalimantan et son parc National de Tanjung Puting.

Le moyen le plus simple d’observer les orangs outan dans leur milieu naturel est de louer un bateau en bois traditionnel appelé Klotok et de voguer le l0ng de la rivière du parc national.

Nous serons 11 au total à passer 3 jours sur ce bateau. La plus part d’entre nous est là grâce à Guillaume qui organise le weekend. Pour notre part, nous avions fait sa connaissance à Tumbak (le village Bajo), en plein milieu de l’ocean! Mathilde et Romain (hip hip hourra il est enfin arrivé à Jakarta) nous accompagnent également.

L’aventure démarre le samedi matin lorsque nous montons à bord de notre avion de la compagnie black-listée Trigana. Dernier crash en date: septembre 2016…Ambiance 70’s à l’intérieur mais le vol se passe sans encombre.

Nous arrivons donc au minuscule aeroport de Pangkalan bun où nous retrouvons notre guide.

Pure démonstration de l’anticipation indonésienne: nous poireautons 45mn à attendre que les taxis viennent nous récupérer 3 par 3 😀

C’est parti pour 20mn de voiture jusqu’à Kumai, ville (voir village) portuaire où nous embarquons sur notre Klotok.

D’étranges batiments massifs nous interpellent sur le chemin. Il s’agit d’immenses volières à hirondelle utilisées pour la récolte des nids, un des mets les plus chers au monde et très prisé des chinois. En plus de déformer le paysage, un bruit assourdissant provient de ces volières. La ville serait couverte de fientes et une odeur nauséabonde sortirait des volières mais ici business is business…à n’importe quel prix!

Avant de partir, nous demandons au patron s’il est possible d’acheter quelques bintang pour notre weekend (bière indonesienne). Celui ci nous répond que la vente d’alcool  est strictement interdite ici mais qu’il peut prendre le risque de s’en procurer au marché noir pour nous. Nous finissons par récupérer les 12 dernieres bintang disponibles avant de nous lancer sur les eaux marrons de Tanjung Puting.
Après quelques centaines de mètres au milieu de bateaux/poubelles nous bifurquons sur un petit embranchement sur la gauche.

Nous pénétrons enfin dans le parc national.

Nous voguons paisiblement sur la rivière, entourés de palmiers d’eau.

Sur le chemin, nous croisons quelques martin-pêcheurs multicolores mais impossibles à photographier.

Petit à petit, la végétation se fait plus dense.. 

En milieu d’après-midi, nous nous arrêtons à la premiere station de nourrissage pour des orangs outan semi sauvages. C’est la douche froide…une dizaine de bateaux est dejà là. Il y a foule quand nous arrivons à la station après une marche boueuse.

Les rangers appelent les orangs outan en imitant leur cri…le mâle dominant apparait, il est énorme.

Nous apprendrons que lorsque celui-ci est sur la plate-forme, les autres  orangs outan ne peuvent pas se joindre au festin.  

Ces mâles sont reconnaissables à l’espece de collerette qui leur pousse autour du cou. Celle-ci apparait à cause des hormones sécrétées lors de combats entre mâles.

Après quelques minutes à l’observer se goinfrer de bananes au milieu du brouhaha, il est temps de partir. Nous sommes presque les derniers à quitter la station. 

Sur le chemin retour, nous croisons une maman et son bébé en pleine seance acrobatique dans les arbres. Elle est bientot rejointe par 2 jeunes orangs outan, nous offrant un spectacle plutot marrant. 

Nous regagnons le bateau après un bon moment à les observer sans touristes bruyants autour de nous. Finalement cette dernière rencontre aura effacée la mauvaise surprise de la foule de touristes.

Nous remontons ensuite à bord du bateau pour rendre visite aux singes à long nez, espèce endémique de Bornéo. Malheureusement la luminosité est faible car la nuit tombe et les singes sont assez loin de nous. On devine malgré tout leur étrange profile, même de loin ils ont l’air moche!

A la nuit tombante, nous retournons au ponton de la premiere station de nourrisage pour nous y amarer pour la nuit.

Apres un diner aux chandelles très goreng goreng (friture en bahasa), nous nous armons de nos plus belles lampes torches pour une night walk. Au programme: bestioles en tout genre et oiseaux endormis.

Pendant ce temps, l’equipage nous a preparer un couchage 5 etoiles…le seul probleme c’est qu’il n’y a pas de couverture et que bizarrement il fait froid.

Après une nuit où le froid nous a empeché de dormir et où les moustiques ont eu le droit au festin de l’année, c’est reparti pour une journée d’aventure.

Sur le chemin, on croise, perché sur une branche, un orang outan super balaize, lui aussi mâle dominant.

Apres quelques minutes de contemplation nous arrivons à la 2eme station de nourrisage. Le coin est franchement boueux voir carrément inondé. On a crapahute pied nu au milieu de la bouillasse sous une pluie battante avant de remettre nos pieds tous crado direct dans nos chaussette propres. Ca gratte entre les doigts de pieds!

Une maman et son bébé viennent grignoter quelques bananes mais la pluie les fait partir. Notre guide nous conseille de partir car il pleut trop pour que d’autres orangs outan se montrent.

On remonte à bord du bateau en direction de la troisième et dernière feeding station.

Sur le chemin, nous croisons une orang outane avec son bébé accrochée à une branche. Chacun s’observe…

Nous reprenons la route avant de bifurquer sur un petit embranchement de la rivière. Le guide nous explique qu’ici vivait un policier mais qu’il s’est fait dévorer par les croco. Mythe ou realité? En tout cas ca nous dissuade de faire un petit plongeon dans la rivière!

Petit à petit la rivière vire au noir encre, l’origine de cette couleur venant apparement des racines des arbres.

Nous arrivons enfin à la 3ème station de nourrisage, la plus connue et fleuron du parc national: camp Leakey

Le Dr Biruté Galdikas fait partie des « Leakey’s Angel’s », trois jeunes femmes formées par le paléontologue Louis 7Leakey pour étudier les grands primates dans la nature : Diane Fossey, les gorilles; Jane Goodall, les chimpanzés; et Biruté Galdikas, les orangs-outans.

En 1971, la jeune primatologue arriva à Tanjung Puting en canoë et fonda Camp Leakey où elle vit encore à certaines périodes de l’année.

 C’est peu l’horreur à l’arrivée, 500 personnes sont là selon notre guide, entre 150 et 200 selon nous. Le brouhaha nous fait franchement douter que les orangs outan vont se montrer…et pourtant les arbres se mettent à bouger de partout. Une dizaine d’orang outan rivalisent d’acrobaties.

Pendant ce temps là, il y en a un qui a tout compris: c’est le cochon sauvage qui se goinfre pendant 1h30 non stop de tout ce qui échappe aux orangs outan.

Sur le chemin retour, nous croisons un groupe de touristes en pleine supplication devant une oran outane cleptomane qui leur a piqué leur sac a dos avant d’aller les narguer sur une branche haut perchée.

Ne vous fiez pas ses yeux de chiens battus…il s’agit d’une terrible feinte de d’Arsène lupin à poil roux.

L’air de rien…
Je vais faire semblant de dormir
Un peu d’exercice avant de passer a l’attaque

La vicieuse se place juste au dessus de l’eau avant de vider le sac à dos objet par objet: la creme solaire, les ponchos, le porte feuille vuitton (d’abord ouvert pour jeter les billets et cartes bancaires une part une)…par contre elle a bien compris la valeur de l’appareil photo qu’elle gardera avec elle avant de s’échapper lorsqu’un ranger essaye desesperement de la rejoindre en escaladant les arbres! 

Le spectacle est vraiment à mourir de rire.
Après ce show absolument génial, on repart sur notre bateau pour entamer le chemin retour. Nous nous arrêtons prêt des palmiers d’eau, entourés de lucioles.

Ce soir c’est moquitoes party, ca gratte de partout.

Le lendemain, levés 6h…nous retourn0ns sur la terre ferme, direction l’aéroport .

Mais pourquoi manque-t-il un avion dans le nouveau catalogue?!…

Malgré la foule, ce weekend nous a enchanté. Sur le chemin retour, nous abordons le sujet des plantations pour l’huile de palme. Le sujet est délicat et complexe mais détruit l’habitat de ces géants roux. Chaque année, 2000 orang outans sont tués pour permettre la plantation de ces palmiers utilisés par les grandes industries agroalimentaires: Nestlé, Unilever…A bon entendeur 😉

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